Histoire et Patrimoine
1996-2008
Depuis 1996
L'Assemblée de la Polynésie française
Le nouveau statut d’autonomie rebaptise l’Assemblée territoriale en Assemblée de la Polynésie française le 12 avril 1996. Sur le plan politique, la période est largement dominée par la personnalité du président G. Flosse. Il poursuit son combat pour que l’autonomie soit poussée toujours plus loin aidé par de bonnes relations entretenues avec Jacques Chirac, alors président de la République.
1953-1996
1953-1996
L'Assemblée territoriale
L’assemblée représentative est remplacée par l’assemblée territoriale à partir du 21 octobre 1952. Au même moment, la France se trouve confrontée à de grands périls. La Quatrième République souffre d’institutions qui ne permettent pas la stabilité. Les Gouvernements se succèdent et les grandes décisions sont souvent reportées. Localement, la démographie de la Polynésie ne cesse de croitre, atteignant 76 300 habitants en 1956.
1946-1953
1946-1953
L'Assemblée représentative
Dans cette période, le monde se trouve plongé en plein cœur de la Guerre froide avec une crainte générale de l’extension du communisme. En France, il est temps pour le Pays de reconnaitre ses colonies comme des Territoires d’Outre Mer à part entière. A Tahiti, le décret n° 45-1963 du 31 août 1945 crée l’assemblée représentative composée de 20 membres élus par un collège électoral unique. Il faudra attendre le 11 mars 1946, pour que Joseph devienne son premier président…
Papeete pour l’urbaniste Auzelle
Sylvain enregistre le son pour Radio Tahiti ou pour les disques Mare
Les photographies de Sylvain ont souvent été utilisées pour réaliser des timbres et, comme ici, des billets de banque
Dans la lignée des Spitz, Homes, Gauthier, Sylvain ouvre à son tour un magasin de photographie
Charles-Henri VERNIER
Joseph QUESNOT
Pouvanaa OOPA
Jean MILLAUD
Albert LEBOUCHER
Robert LASSALLE-SÉRÉ
Georges AHNNE
1932-1946
1932-1946
Les délégations économiques et financières
En 1932, le décret du 1er octobre crée les Délégations économiques et financières modifiant ainsi de nouveau les institutions de la colonie. A la fin de 1940, l'Europe est en train de devenir complètement allemande. A Tahiti on voit, dès le 25 mars 1941, des Américains débarquer des deux croiseurs Brooklyn et Savannah. Il est possible, pour les esprits les plus éclairés, de prévoir l'affrontement qui aura lieu entre les Japonais et les Américains…
1903-1932
1903-1932
Le Conseil d'administration
Après la mauvaise expérience du Conseil général, le gouvernement central va confier au gouverneur l'essentiel des pouvoirs dans la colonie. En 1912, le Conseil d’administration est lancé. La nouvelle institution est composée de fonctionnaires et non plus d'élus. En septembre 1914, le port de Papeete est bombardé par un navire allemand et les E.F.O. se trouvent projetés dans un conflit qui a pris naissance à l'autre bout du monde, auquel cependant ils vont prendre une part active…
1885-1903
1885-1903
Le Conseil général
Le Conseil général a été créé le 28 décembre 1885 et a fonctionné de 1886 à 1903, tandis que les premiers signes d'opposition à l’annexion apparurent à Tubuai et aux îles Sous-le-Vent. Les attributions du Conseil général restent concentrées dans le débat budgétaire, cependant, c'est la première fois à Tahiti qu’une assemblée est élue par l'ensemble des électeurs. Auparavant, seuls pouvaient voter les sujets du roi Pomare et les Français d'origine européenne…
Le Conseil colonial
1880-1885
Le Conseil colonial
Depuis 1842, le système du Protectorat en place à Tahiti ne satisfait pas entièrement ni le ministère de la Marine, ni les Tahitiens. À cette époque, le gouverneur conserve l'essentiel des pouvoirs de la colonie. Face a lui, il n'y a qu'une modeste assemblée qui a peu de pouvoir : le Conseil colonial. Il s'agit d'un conseil consultatif qui ne peut que donner des avis sur la fiscalité locale et sur le projet de budget de la colonie et dont les dysfonctionnements entraîneront plus tard la disparition…
1824-1880
1824-1880
La première assemblée législative
Alors qu’une entente franco-anglaise semble encore cordiale dans le Pacifique, les quelque cent colons installés à Tahiti se trouvent soumis au code des lois missionnaires, appliqués par les chefs et juges locaux. En 1824, cinq années après la promulgation du premier code de Tahiti, un nouveau code est adopté avec, parmi les grandes innovations, l’institution de la première Assemblée législative tahitienne, véritable parlement visant à contrebalancer la puissance des chefs de l’époque…
1819-1824
1819-1824
Les lois missionnaires
La double victoire séculière et religieuse de Pomare a été présentée comme un tout, expliquant le rétablissement politique de l’ari’i et justifiant la conversion massive de Tahiti et Moorea. D’une part, le message des missionnaires était subversif, en ce sens qu’il s’attaquait aux fondements de la culture polynésienne locale, mais de l’autre, quand les ari’i de l’archipel de la Société furent persuadés que la nouvelle religion soutiendrait la hiérarchie sociale existante, les conversions affluèrent sur ordre des chefs.
1767-1819
1767-1819
Un ordre nouveau
A partir du XVe siècle, l’Europe tourne ses regards vers les terres lointaines et les océans inconnus. En 1595 a lieu le premier contact entre un Européen, Alvaro de Mendana, et les terres polynésiennes des Marquises, mais c’est en 1767, lorsque le Dolphin de Samuel Wallis est apparu en face de Matavai qu’est censée commencer l’histoire de Tahiti. En ce temps, Tahiti se divisait en six grandes coalitions tribales, formées à la suite d’alliances matrimoniales effectuées sous l’égide du dieu Oro…
Représentation de fruits et de feuillage d’arbre à pain par S. Parkinson. C’est pour transplanter cet arbre que W. Bligh affréta la Bounty et essuya une mutinerie le 28 avril 1789.
Scène de la bataille de Fei Pi.
Vue de la maison du pasteur Crook en 1822.
Carte des chefferies au XVIIIème siècle
William BLIGH
POMARE II
Taraho’i
Taraho’i, le site
Taraho’i est le nom que portait le marae des Pomare situé à Pare-Arue, près de la pointe Outu ai’ai. Après la mort du jeune Pomare III, en 1823, sa sœur Aimata qui n’a que quatorze ans prend le nom de Pomare IV et s’installe à Pape’ete avec sa mère Teremoemoe et sa tante Teriitaria qui assume le rôle de régent. C’est là que se réunit pour la première fois l’assemblée des chefs, officialisant ainsi le statut de chef-lieu du royaume…
Carte établie par le capitaine Wilson à bord du Duff . C’est la première sur laquelle figure le futur site de Pape’ete sous le nom de Nawnoo.
Papeete en 1866. Sur cette carte on réalise les progrès faits en vingt ans. La ville, qui a en mémoire le conflit franco-tahitien, est bordée à l'ouest par la batterie de l'Embuscade de la rivière Tipaerui et à l'est par des remparts de la Papeava. De vraies rue ont fait leur apparition (rue Bréa, rue des Beaux-Arts, boulevard de la Reine) qui forment un véritable quadrillage urbain. L'influence missionnaire anglo-saxonne s'est effacée derrière la présence française et catholique : apparaissent sur ce relevé les "terrains de la Mission" et l’emplacement de la cathédrale en construction
Kiosque à musique sur la place Taraho’i Ce lieu de rencontre était appelé « le marché à la viande » par Paul Gauguin.(Cl. coll. Ch.Gleizal)
Au début de l’installation française, les constructions étaient en bois. Sur ce dessin anonyme figurent les bâtiments que l’on apercevait lorsqu’on était juché sur l’imposante boulangerie militaire
Papeete en 1844. Sur ce plan dressé par le capitaine du Génie Raimbault, l'emprise coloniale apparaît nettement. Aussi bien dans la densité d'occupation du sol que la concentration des bâtiments et de leur dénomination : blockhaus, manutention, magasin de vivres, emplacement de batterie, camp, caserne. Les maisons européennes et celles appartenant à l'Etat ont déjà pris le pas sur les modestes "cases canaks"
Marae de Pare, aquarelle de G.Tobin, 1792
Case de la reine Pomare à Paofai
Papeete ou plutôt Hope Town en 1823, dessinée par un officier de la Coquille, commandant Duperrey ; Cette carte montre une occupation de la baie partagée exclusivement entre la famille royale et les missionnaires protestants